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Si nez-cure, nait cure !

Cyrano La « rhinotillexomanie » est une activité disgracieuse, vulgaire et par ailleurs désagréable pour l'entourage ; appelons-la la « nez-cure ». Si nez-cure, nait cure ! Autrement dit, pour éviter la nez-cure, pratiquons la cure. Cela étant, il ne faut point se précipiter car la cure hâtive n'est curative que d'homophonie. En effet, la guérison du néfaste - le rhinotillexomane - ne sera faste que s'il est modeste dans ses gestes et de bonne volonté. A l'opposé, le néfaste dominant, dont le faste ne se révèle que par sa curante furie (et non son nez), n'obtiendra de sa cure aucun bénéfice. Il s'agit là d'un spécimen nez-cure particulier : le fast and furious.

Aussi, l'unité de mesure de la radioactivité est la curie. Les rhinotillexomanistes utilisent cette même mesure lorsque les nez-cures sont plusieurs : les curies. Malgré le fait que le nez-cure ait un lien avec le cheval (principalement dans sa manière d'expirer), les curies n'ont rien à voir avec l'écurie ; excepté peut être le crottin. Coïncidence, la seule cure valable chez le nez-cure est la cure de riz sauce curry. Passées quelques semaines, le nombre de curies doit diminuer drastiquement. Les effets chimiques du curry sont multiples sur le cheval : il rit, il pleure. Et lorsque le cheval rit, c'est tout le haras qui rit ; et finit donc par pleurer.

Enfin, faste nez-cure ou nez-cure furieuse, le rhinotillexomane est un nuisible abject qu'il faut éduquer. D'une curie à des milliers de curies, la cure du nez-cure n'est pas une sinécure !

PS : ce sujet d'étude émane d'une boxeuse rhinotillexophobe.

Playlist Spotify : Compilation #1

Cette première compilation de 30 musiques diverses ouvrira, très certainement, une série dans le genre.

Au programme pour cette première :

  • Apollo 440
  • Caesars - et son célèbre titre « Jerk it out »
  • The Who
  • Tom Jones
  • ...

Et la présidente : « A sucker for your sound » du groupe « I Monster »

Bonne écoute !

Nouveau composant Talend : tPDFToText

PDF Extraire le texte d'un fichier PDF peut être fastidieux mais aussi imprécis s'il faut gérer les entêtes et pieds de page. Ce nouveau composant Talend a pour objectif de convertir le PDF en texte tout en choisissant la ou les pages à extraire. Pour traiter la totalité du fichier, il faut préciser les valeurs suivantes :

Start to X page = -1
End to X page = -1

La sélection de zone est aussi possible. Il faut alors suivre les instructions suivantes :

X = coordonnée horizontale en haut à gauche de la zone
Y = coordonnée verticale en haut à gauche
Width = largeur
Height = hauteur

Composant à télécharger et tester. J'ajouterai sans doute des options plus tard...

Talend

Deux nouveaux composants Talend pour Twitter !

On peut se demander à quoi peuvent bien servir des composants Twitter pour Talend ? Et bien simplement pour y récupérer de l'information ou bien en publier. En effet, dans le cadre de projets de veilles, il pourrait être intéressant de crawler Twitter suivant certains mots clés et / ou filtres sur des dates. En tout cas, j'y vois un petit intérêt pour ma part...

Voici donc mes deux petits composants sur le site communautaire de Talend :

Joyeux tweets !

L'accusé d'émission

courrier.jpg Les signaux de fumée, le cunéiforme, le parchemin, le tambour, la lettre, le télégraphe, le morse, la radio, le téléphone, le minitel, le SMS, Internet, le mail etc. ont été et sont autant de moyens de communication que d'âneries possibles. La règle élémentaire édictant le fonctionnement d'une conversation est simple : un outil et un émetteur pour un récepteur. Dans un processus d'échange courant d'information, une personne émet son message au récepteur ; lequel prend acte et comprend (ou non) la nouvelle - qui, d'ailleurs, n'en est pas toujours une. Il s'agit donc d'un trivial aller / retour. Maintenant, la réalité dépasse parfois la théorie, car, c'est vrai, certains communicants n'appréhendent pas correctement cette loi universelle. De fait, ces outils de transmission nécessitent-ils un mode d'emploi ? Devrait-on instaurer un permis de communiquer ? Serait-il opportun de... Et puis quoi encore ! Non, sérieusement, le protocole est simple, pourquoi devrions-nous sans cesse tout expliquer ou complexifier ? Par exemple, dans un contexte d'entreprise nous pouvons distinguer quatre types d'individus :

Les communicants

Ont pour mission d'échanger naturellement avec leur entourage.

Leur but est de comprendre et se faire comprendre ; ils sont clairement dans la bonne démarche.

Les pre-communicants

Ont pour mission de vous avertir avant de communiquer.

Michel, je vais t'envoyer un mail dans deux minutes, si t'as le temps d'y jeter un oeil...

Ce type d'individu peut également se déplacer dans l'espace afin de vous persuader de l'importance de sa missive. Il n'hésitera pas à venir vous voir, vous toucher l'épaule et peut-être même penchera la tête en signe de détresse. Il passera parfois autant de temps à vous expliquer le contenu du message qu'à le rédiger. Ce genre de personne n'a réellement aucune notion du temps.

Les post-communicants

Ont pour mission de vous avertir après la communication.

Michel, je viens de t'envoyer un mail, si t'as le temps d'y jeter un oeil...

Ceux-là sont également exempts de toute notion temporelle. Enfin si, celle de la faire perdre aux autres - ce qui est clairement plus sournois. Ils pourront vous faire un « petit coucou » après le message, « histoire de » comme on dit. Méthode très hypocrite spontanée vous obligeant d'en discuter. Cette manière détournée de prétexter la pause café pour vous avertir l'arrivée d'un mail est somme toute pénible mais véritablement caractéristique du post-communiquant.

Les communicards

Ont pour mission de vous pourrir la vie, tout simplement.

Michel, je vais t'envoyer un mail. [..] deux minutes s'écoulent [..] C'est bon, je te l'ai envoyé, tu peux y jeter un oeil maintenant ?

A ce demander s'ils ne le font pas exprès... Peut-être est-ce lié à l'enfance, peut-être est-ce lié au rapport à la mère, nous n'en savons rien. Une chose est sûre, ils énervent et le font admirablement bien. Tous les procédés cités en amont sont évidemment mis en pratique : petite visite de courtoisie, « tapage » d'épaule, pause café etc. Il y a cependant un élément additionnel chez eux, ils ne remercient et ne s'excusent jamais.

Alors voilà, que fait-on de tout ce beau monde ? Comment répondre à cela ? Un mode d'emploi serait idiot, un permis à points également. La solution est sans doute aussi simple que le concept : réceptionner et répondre à chaque émission au fil de l'eau. Mais avouez que c'est trop facile pour ces esprits si torturés. Ainsi, quitte à tordre le protocole, autant inventer l'accusé d'émission. Cela consisterait à systématiquement notifier l'émetteur de la prise en compte de son message envoyé (et non de sa réception ni de sa lecture).

Conclusion, l'accusé de réception, c'est « has-been ».

Complainte du travailleur piéton

Marcheur Fraîche matinée de juin ;
Descente musclée du train.
Un amas de piétons ;
Et de suite les bouchons.

D'un couloir au bureau,
Ca clapote au boulot.
Un retard, deux ficelles
Et trois blâmes, ça chancelle.

Pause café arrivée ;
En congés sont les pieds.
D'ouvriers à patrons,
Cette tong oublions.

Traines-savates ou glandeurs,
Cette tong, quel malheur !
Têtes à claques ou farceurs,
Cette tong, quelle horreur !

Dure journée de labeur ;
La rentrée des bosseurs.
Une marche exutoire ;
La pagaille sur l'trottoir.

Qu'il est dur d'avancer
Au milieu de ce quai.
De piéton à saumon,
Remontons dans l'wagon.

Le record du cent mètres,
Passé aux oubliettes.
La sandale reviendra ;
Et la rue respirera.

Traines-savates ou glandeurs,
Cette tong, quel malheur !
Têtes à claques ou farceurs,
Cette tong, quelle horreur !

Calculachette

Une nouvelle musique : Calculachette. Ca faisait longtemps, c'est vrai.

Bonne écoute, ou pas...

D'une humeur imberbe

Bouc Il y avait aujourd'hui dans le train une personne de bien mauvaise humeur, elle bougonnait « dans sa barbe » tel un vieux bouc aigri ; et Dieu sait que les boucs ont de la barbe (sic). Malgré cette banalité affligeante, une étrangeté caractérisait la situation d'ineptie flagrante : cette personne était imberbe. Son genre féminin devait au demeurant y être pour quelque-chose, mais passons. Ainsi, comment diable avait-elle réussi l'exploit de se mettre de mauvais poil ?! Le cas contraire aurait été tout aussi surprenant, être de bon poil et imberbe relève du miracle. Doit-on conclure que ces individus glabres n'ont pas d'humeur ? A moins qu'ils ne soient perpétuellement d'humeur égale ? Si oui, à combien, et quelle en est la méthode de calcul ? En opposition, un barbu a-t-il plus de chance d'être de bon ou mauvais poil qu'un imberbe ? Logiquement oui mais l'INSEE affirme que les ménages sont pessimistes [1] , or le critère « poil » ne fait pas parti de l'étude, ce qui laisse à penser que la majorité des ménages, poilus ou non, est de mauvaise humeur. En conséquence, et d'après l'INSEE, un imberbe en couple peut être de mauvais poil. Cela ne veut pas dire qu'un célibataire imberbe puisse l'être ou non : à déterminer.

On en déduit aisément que la femme imberbe était au fond une femme à barbe refoulée couplé d'un célibat nébuleux. Cela ne nous dit pas si la femme à barbe assumée a un poil dans la main ou un rasoir cassé mais Corbier conclurait l'affaire ainsi : « sans ma barbe, quelle barbe ! » [2]

  • A tous les ménages : reprenez du poil de la bête.
  • A tous les célibataires féminins : mariez-vous ou travaillez à l'INSEE.
  • A tous les célibataires masculins : que la barbe soit avec vous ou travaillez à l'INSEE (d'après l'étude, vous pourrez vous raser après le mariage).

(Illustration de lebeauclovis)

Notes

[1] En juillet 2010, l’opinion des ménages sur la situation économique est stable : l’indicateur qui résume cette opinion demeure à un bas niveau.

[2] Corbier - Sans ma barbe

Le théorème du recul

Escalier Les évènements passés méritent souvent la réflexion. Car, c'est vrai, a quoi servirait l'expérience humaine sans conséquences ni résultats ? Et puis, tirer des conclusions amène à de nouvelles introductions ; ce qui évite à l'homme de stagner. Ainsi, la prise de recul est nécessaire au déroulement de la vie.

A chacun son style dans cette initiative. Certains s'isolent au calme, d'autres écoutent de la musique, d'autres encore lisent etc. Il n'empêche qu'il existe un échantillon de personnes éprouvant le besoin de marcher pour prendre du recul - quelle drôle de démarche. C'est là où le paradoxe se manifeste : comment prendre du recul en avançant ? A moins de marcher à reculons quelle est la solution ? Il y a bien des petits malins préférant « prendre de la hauteur » afin de contourner le problème. Certes, mais la route est parfois faite de descentes et pour les monter (enfin en donner l'illusion), il faudra bien les prendre à reculons. Des intellectuels ont imaginé ne prendre de la hauteur que lorsqu'ils montent un escalier ; idée fort louable mais parfois tordue, c'est notamment le cas des escaliers en colimaçon - cela fausse souvent la prise de recul. Face à la pression gouvernementale, et faute de réponse concrète, un groupe de chercheurs a bu une bière s'est penché sur le problème. Comme la prise de recul est inhérente à leur profession, ils ont décidé de s'auto-étudier et de rédiger le « Théorème du recul ».

Leur conclusion est la suivante : la prise de recul ne peut se faire qu'en marche arrière.

Est-ce à dire que les chercheurs ne cherchent qu'en voiture ? Est-ce à dire que les chercheurs ont tous une voiture de fonction ? Est-ce à dire que les chercheurs se trompent ? La perplexité est de mise mais une chose est sûre, le rétro-viseur, c'est l'avenir !

Note : une équipe de doctorants testerait actuellement en laboratoire la prise de recul en marche arrière et en état d'ébriété. Si les tests se révèlent être à la hauteur de certaines exigences d'intellectuels montants - ceux pour qui l'escalier est la seule voie possible actuellement - , le gouvernement se réservera le droit d'interdire la prise de recul en dessous de 0,5 g/l d'alcool dans le sang.

(Illustration de Lionnel)

Pas de bras, pas de poulpe

Poulpe Le gouvernement actuel se compose de familles politiques hétérogènes : droite, gauche, centre etc... Au premier abord, c'est plutôt ordinaire. Mais en y repensant, n'avez-vous rien remarqué de troublant ? Certains bras droits du président sont à gauche ! Comment est-ce possible ? Peut-on être un bras droit de gauche ? Avouez que c'est étrange, non ? Aussi, les gauchers peuvent-ils être des bras droits ? Que de questions en suspens !

Une brève réflexion montre en fait qu'il ne s'agit que d'une question de droit. Un bras droit a t-il le droit d'être de gauche ? En l'absence de loi, oui, bien sûr. Sauf que physiquement, c'est complexe ! Et un gaucher, a t-il le droit d'être un bras droit ? Même réponse, la physique contredit la loi - ou plutôt son manque. On en déduit que le droit est tordu en la matière ; ce qui, notons-le, est invraisemblable. Surtout que dans le gouvernement, il y a des opportunistes : parfois à gauche, parfois à droite. Or, un bras droit ne peut être également à gauche ; il est nécessairement d'un côté ou de l'autre (le fameux opérateur XOR [1]). Là encore, la physique, quantique cette fois-ci, vient bouleverser les faits. En effet, le tentaculaire mollusque, dit le poulpe, se dote de huit bras à ventouses entourant sa tête. Les notions de gauche et de droite sont alors inexistantes ; car, c'est vrai, le poulpe a plusieurs cœurs : branchial et systémique [2]. Autrement dit, le céphalopode a simultanément des bras droits et gauches.

Considérant que le concept de gauche chez l'Homme soit lié au cœur - le bras le plus proche de l'organe - ; que la droite s'en éloigne ; que le poulpe s'en fiche ; que le gouvernement pratique l'ouverture et que la ventouse s'accroche.

Nous pouvons conclure que les bras droits de gauche du gouvernement sont des poulpes.

Finalement, cette bande de bras, c'est le cœur de la politique !

(Illustration de Lisa Mon)

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